vendredi 27 mai 2011

We LOVE Vinyl (festival OFF)




Les Crates Diggin Guerreros en association avec Quartz Prod et Youppala net Radio, vous propose de venir partager leur univers musicale, a travers 5 jours de music et 4 lieu a découvrire ou a redécouvrir.

Au menu du son du Groove et surtout du vinyle! un voyage musicale a travers toute les époques, du Rock Garage au Dubstep, du Jazz au Hip Hop en passant par le House Music...............

Mr Carlitos et ses accolytes Guerreros, attaque Le Mondrian, Le Toi Toi, L'Obamo et le Soda Bar a coup de vinyle! Et vous propose une mise en image de se support tout au long de ces 5 jours, accompagner d'une exposition et d'une covention du vinyles!
Ainsi qu'une retransmission en directe de ses évènement via Youppala net Radio.....



PROGRAMMATION

Mercredi 1 juin: "Opening @ Obamo" by Mr Carlitos & Dj Wa (20h-1h, l'Obamo Café, 124 rue du Dauphiné 69003 Lyon).

Jeudi 2 juin: "Cool jazz & Phat beat" by Wjaz & Dj TxBck (22h-3h, Le Soda bar, 7 rue de la Martinière 69001 Lyon).

"Groove Session" by Early Sound, Remi Rib, Loye & Mr Carlitos (20h-1h, Le Toi Toi Le Zinc, 17-19 rue Marcel Dûtartre 69100 Villeurbanne).

Vendredi 3 juin: "Soul Jazz & Groove things" by Krispaglia, Shadywide & Dj Deeno (20h-1h, l'Obamo Café, 124 rue du Dauphiné 69003 Lyon).

Samedi 4 juin: "We Love Vinyl" Mix avec les "Crate Diggin Guerreros, Le Spectre, Dj Ango, Quartz Prod & Les Gooners! Convention animé par Underground Store ( 13h-1h, Le Mondrian, 1 quai Claude Bernard 69007 Lyon).

Dimanche 5 juin: "Funky Merguez Party" by Dr Goldfoot & The Crate Diggin Guerreros" (16h-0h, L'Obamo Café, 124 rue du Dauphiné 69003 Lyon).



Tout ces évènements serons mis en image, par un collectif de Vj ettes: "Frida ischild"!

Retransmission de l'évènement sur Youppala Net Radio via les streams:

Youppala Live Stream (mp3 128 kb/S) @



Youppala Live Stream (AAC+ HE-AAC 64) @



Cet évènement est gratuits, et ouvert a toutes et a tous! A travers ce projet c'est nôtre passion que nous voulons partager, et toute indépendance..............

Mr Carlitos



mardi 8 mars 2011

Hip-Hop: Quasimoto "Astronaut EP"


Derrière Quasimoto, connu aussi sous le nom de Lord Quas, se cache Otis Jackson Jr bien connu du public sous le pseudonyme de Madlib!

Habitué des projets purement instrumentaux pour ses productions solos, Otis Jackson Jr, nous surprend avec Quasimoto. En effet on peut entendre la voix de Madlib avec un flow très particulier, sur une mélodie le plus souvent jazzy. Sa voix est pitchée (accélérée) donnant un effet assez drôle! On a l'impression qu'il a respiré un peu trop d'hélium. Paradoxalement le tempo reste très lent tout au long des trois titres de "Astronaut EP".

Quasimoto, avant d'évoquer le projet musical, nous fait penser aussi à la peluche, symbole du personnage virtuel. Une sorte de "tamanoir"(fourmilier géant des tropique), inspiré du film de René Laloux, la planète sauvage. Cette entité presque irrationnelle, apparaît comme énigmatique et irrévérencieuse, toujours une clope au bec et une brique rouge a la main.

Peanut Butter Wolf, directeur du label "Stones Throw Records" et ami d'Otis Jackson Jr ( il lui a signé la plus part de ses productions), tombe sur les enregistrement studio du projet Quasimoto, et décide de produire un premier disque en 1998, "My Vinyl Weighs A Ton". C'est en 2002 que sort "Astronaut EP" sur le label Stones Throw Records, label indépendant de Hip-Hop basé en Californie. Créé en 1996, par un certain Chris Manak alias Peanut Butter Wolf, né en 1970, il a commencé sa carrière en produisant une chanson pour Lyrical Prophecy "You Can Swing This", il travail aussi pour Mc Charizma, il a également aidé a lancer les carrières de Dj Q-Bert, Cut Chemist et Dj Z-Trip en autre! Stones Throw est un aboutissement pour Chris Manak, cet outil lui permet de faire vivre la musique qu'il aime au travers des nombreux artistes Hip-Hop, de le scène Californienne. Il publie en 1999 son premier et unique album, "MVWAT". Il se consacre depuis a promouvoir essentiellement les nombreux artistes qu'il produit comme: Quasimoto/Madlib, Madvillain, Jaylib pour les plus représentatifs du label et bien d'autres encore...


Ce vinyle d'une seule face, commence par une douce introduction samplée d'un bon vieux disque de jazz (?), avant de s'énerver avec un beat carrément Hip Hop, la voix se pose ensuite! C'est elle qui définit musicalement le projet Quasimoto. La sensation est très agréable a l'écoute, "Astronaut" est un bon titre Hip Hop, mais avec une dominante Jazzy qui sera présente tout au long de ce titre. Soulignons le petit clin d'oeil à Sun Ra, enfin de titre: "Space Is A Palce". Quand à "Am I Confused", deuxième piste du "EP" nous emmène vers un Hip Hop très Down tempo, le travail du sampling est axé sur le bruit commun, que l'ont peut retrouver quotidiennement dans un immeuble! Le beat Hip-Hop est très marqué et présent comme à chaque production de Quasimoto. Ce disque se conclue avec le morceau "Lonely Piano". Une très belle piste encore une fois très Jazzy, la douceur est de rigueur ici! Les mélodies sont très simples et très accessibles. Une voix arrive en douceur, en arrière plan, ça donne un coté vintage au track, voir nostalgique. mais encore une fois c'est très soigné et très beau! A écouter sur une plage, face au soleil mourant!

"Astronaut EP" est un bon disque, un voyage Jazzy à travers le cosmos, bercé de bon vieux rythmes Hip-Hop. Au commande du vaisseau spatial, une peluche jaune! Encore une belle démonstration que Jazz & Hip-Hop font bon ménage! Pour les inconditionnels de l'espace, la science fiction n'est pas forcément au rendez-vous? mais ce doux voyage mérite d'être fait.

Par, Mr Carlitos.



http://www.stonesthrow.com/quasimoto
http://www.myspace.com/quasimoto


vendredi 25 février 2011

60's Soul: Eddie & Ernie "Lost Friends"



Parmi les duos masculins dont regorgeait cette 60's era, à l'image de Sam & Dave pour les plus représentatifs et qui sont restés dans l'histoire, à l'inverse de beaucoup d'autres, qui ont brillé le temps d'un hit aussi éphémère soient-ils, mais en étant tout aussi brillant. Comme Pic & Bill, ainsi que Sam & Bill ou The Exotics, the Dynamites ou encore The Wallace Brothers... La liste peut-être longue encore! Eddie & Ernie font partie de ces merveilleux duos qui ont été oublié, injustement par l'histoire de la Soul Music? Ils ont été redécouvert par l'illustre Dave Godin avec ses compilations "Deep Soul Treasure" ou encore avec une superbe réédition single sortie chez Daptones, le label de l'incontournable Sharon Jones: avec deux morceaux inédit et unissued avec en prime une très belle pochette 45', ces deux titres avaient été dépoussiéré au préalable par Kent dans ses bonus CD'. Il s'agit de l'excellent "Bullet Don't Have Eyes" et d'une autre version de Dee Clark "In These Very Tender Moment", un chef d'oeuvre de Deep Soul.


Eddie & Ernie, de leur noms complets Edgard William Campbell & Ernie johnson Jnr, sont originaire de Phoenix en Arizona ou ils ont débuté comme beaucoup de leur contemporains aux seins de groupes Gospel et de formations diverses tel que The crusaders, The Heavently Travelers et The Little Worley & The Drops. Puis en duo sous les noms de The Sliding Door ou encore The New Blood, pour devenir enfin Eddie & Ernie. Ce sera vers 1963 qu'ils enregistreront leur premier titre. Mais c'est seulement vers 1964 qu'ils obtiendront leur seul véritable succès R'n'B de leur carrière, qui ne fût pas non plus un méga-hit. Intitulé "Time Waits For No One" qui est sorti sur plusieurs labels différents. le premier sur un petit label local appelé Tomorrow, à New-York, ensuite pour une plus grande diffusion national, sur Eastern, une des divisions de l'excellent label Sue recordings, toujours dans la même ville ou ils enregistreront beaucoup de singles et par la suite, ce disque sera même repressé sur le célèbre label de Chicago Chess. ce morceau est une ballade R&B assez représentative de leur carrière, mais d'un point de vue personnel, la face B de ce single est bien plus intéressante, "That's The Way It Is", de par son style très 60's Go Go, avec son petit thème au piano en introduction et qui se poursuit tout au long du morceau, le duo nous livre ici une bien belle performance vocale. Un très bon single de Soul, simple et très efficace, qui n'a absolument aucune valeur et que l'on peut se procurer aisément.


Toujours pour ce même label Eastern, Ils enregistreront l'année 1965 d'autres singles tout aussi intéressant comme ce chef d'oeuvre de Deep Soul "I'm Going For Myself" compilé par Dave Godin dans les séries "Deep Soul Treasure" que nous avons évoqué et ce sera sûrement leur titre d'anthologie pour certains, mais pour d'autres ce sera dans un registre plus Northern Soul "I Can't Do It", un classique du genre. Que ce soit dans le registre uptempo ou ballade, on peut admirer les qualités vocals du duo. Pour ma part, ce sera un autre single sortit la même année qui retiendra mon attention, une autre ballade Deep Soul que l'on retrouve en face B d'un titre appelé "Turn here" qui est sortit deux fois avec deux face B différente comme ce sublime "I'm A Young Man" avec sa guitare envoûtante, d'ailleurs jouée par Eddie Campbell lui même et sa réverbe au son incroyable, dont on ne se lasse pas. "The Cat", est l'autre face B de ce "Turn Here", un morceau dans un style qui pourrait se rapprocher de ceux produit alors à Chicago, façon Major Lance ou Billy Butler... Qui n'est d'ailleurs pas dépourvu de charmes. Avec une petite précision, il existe aussi sur l'autre face de "Im Going For Myself" pour le côté anorak et collectionneur.


Mais le single qui retiendra toute mon attention est sorti sur le label Columbia uniquement en pressage promotionnel (pressage destiné aux dj de radio seulement), cette major ne l'a même pas sorti en single officiel et il s'appelle "Dogone It", un titre de R'n'B très puissant (Stomper) qui ne sera pas pour déplaire aux aficionados de R'n'B Northern, de par sa son orchestration puissante et sophistiquée et plus particulièrement sa section cuivres qui est impressionnante, avec un vocal toujours à la perfection auquel le duo nous a habitué, des arrangements signé du célèbres producteur et arrangeur Northern Soul Robert Banks aka Mr "Mighty Good Way". Quand à son autre face, une fois de plus, elle est toujours aussi somptueuse dans son registre ballade Deep Soul, voire Beat Ballad, la frontière est mince parfois, intitulée "Falling Tears (Indian Drums)" et apparemment ce fût un des morceaux que le duo considérait comme leur plus belle réussite. Il est vrai que dès que l'on écoute cette chanson, on peut aisément affirmer que l'on se trouve en parfait accord avec eux. Un titre de toute beauté et d'une grâce absolu! Mais malheureusement pas d'écoute pour ce titre...


Parmi leur morceaux les plus rares et les plus recherchés par les collectionneurs de Rare Soul, "Indication" n'est malheureusement pas sorti aux Us de son temps, mais ce morceau existe sur un pressage de l'excellent label Outre-Manche qui fût très important d'un point de vue historique, grâce a son catalogue exceptionnel, il s'agit de l'excellent Jay Boy Uk, un label souvent snobé et considéré comme vulgaire represse, mais qui qui a sûrement contribué à faire découvrir d'incroyables morceaux Northern Soul durant les 70's aux même titre que Grapevine Uk. Et rappelons le, certains de ces morceaux n'étaient jamais sorti auparavant en Angleterre en format single. De nos jours ce disque peut atteindre des prix relativement élevés depuis qu'il a été compilé par le label kent "Classiest Rarities Vol.3".


Comme beaucoup de leur contemporains, ils poursuivront leur parcours jusque dans le début des 70's, avant de mettre un terme à leur carrière prolifique, faute de succès dans cette période intéressante, appelée Crossover, avec des enregistrements pour d'autres labels tout aussi intéressant, tel que Buddah ou Revue, avec de bien belles réussites à l'image de "Hidding In Shadows"/"Standing At The Crosroads" en 1971. Si vous vous intéressez à ce duo, le label Kent a également sortit une compile CD' retraçant leur parcours avec tous ces morceaux évoqués dans cette chronique, intitulée Eddie & Ernie "Lost Friends" CDKENT 214.

Par Early Sounds

dimanche 20 février 2011

Spiritual Jazz: Bajka "I Can No Poet Be"


Musicienne, poète et auteur compositeur, Bajka (Biker) est une charmante dame, née en Inde de parents Allemand, sa vie est rythmée par de nombreux voyages qui l'emmènent de l'Afghanistan à l'Afrique du Sud en passant par le Népal. Elle étudie les arts, notament la musique à Goa, Bangalore, Lagos, Lisbonne, Seattle, Durban, Captown, pour terminer ce voyage éducatif à Prague! Actuellement elle est installée à Berlin.

Elle est la fille de J. Pluwatsh, un membres du "German Krautrock Band Ambryo" (groupe de Jazz-rock Allemand des année 70')! sa rélation intime avec la culture asiatique, reste le thème principale de son travail musicale. Certain compare sa voix a une certaine Billie Holiday? Pourquoi pas!!! Sa voix est profonde et sensuel. Elle reste avant tout une poète, elle travail la majeur partie du temps en solo, mais elle a quand même participé a des projets d'autres artistes, comme "Bonobo" (album "Days To Come) et "Citoyen Radio", mais aussi "Transglobale underground", "Instractive Traveller" et "South African Zulu". Elle a posé sa voix avec "Noujum Oazza", "Urban Devish" et l'Orchestre Royal du Maroc!

Le maxi vinyle "I Can No Poet Be" a été signé en 2006, sur le label Anglais JAZZMAN Records, habitué et connu pour la réédition de morceaux rares et obscures, voir innacessible de Soul Music, Latin, Jazz et surtout Funk. Il nous propose ici une délicieuse galette de Spiritual Jazz! A écouter les yeux fermés.


"I Can No Poet Be", le morceaux commence Free Jazz! Une clarinette accompagné d'une légère percussion donne une saveur balkano-orientale a cette douce introduction. le morceaux démarre vraiment avec l'arrivée des autres éléments percussifs, une ambiance Spirituel commence à se dégager dès ses premières notes! Renforcé avec l'arrivée de douces mélodies reprise par un piano et des cuivres. Et quand Bajka pose sa délicieuse voix, une dimension Pop vient se marier a ce doux melting-pot très planant. La structure musicale de "I Can No Poet Be" est complexe de par la voix qui est très sophistiquée! mais ça reste accessible a toute bonne oreilles, surtout épicurienne! On assiste ou on participe ici a un beau voyage rempli de spiritualité, mais aussi d'emprunt de Musique Populaire! Au bout des onze minutes onze, l'atterrissage est très nostalgique.
La face B, "Love Serenity" est a classé dans le même genre musicale, avec une rythmique beaucoup plus présente. La basse est mis en avant sur ce titre, et nous apporte un Groove profond! Une voix introduit le morceaux pendant quelque secondes, avant de laisser place a une dimension totalement instrumentale. On écoute ici un véritable morceaux de Transe Jazzy, la dynamique est très enivrante, les instruments mélodiques se boivent comme un doux breuvage d'une substance spiritueuse, avant de se conclure en toute simplicité! Quelle belle réussite, on a du mal a atterrir.

Saluons ici le travail de recherche du label JAZZMAN Records! Ce maxi-vinyle est d'une très grande qualité! quel beau travail! on en redemande. Bravo JAZZMAN, bravo BAJKA.

Par Mr Carlitos.


http://www.myspace.com/bajkamusic
http://www.jazzmanrecords.co.uk/v2/default.asp

mardi 15 février 2011

Northern Soul: Inez Foxx "I See You My Love"

Inez & Charlie Foxx, c'est un duo de légende, originaire de la Caroline du Nord, à Greensboro, que l'on pourrais rapprocher pour faire une comparaison un peu simpliste d'un autre composé aussi en masculin/féminin bien plus célèbre encore, auquel il serait difficile de ne pas faire allusion: il s'agit bien évidemment des incontournables Ike & Tina Turner, mais à la différence qu'ils étaient frère et soeur, à l'inverse de Ike & Tina qui eux étaient mariés à la même époque. Un autre point commun, c'est qu'ils ont enregistré pour le même label Sue Recordings aussi à la même période. Passons outre, pour revenir à nos premier protagoniste.

Ils sont essentiellement connus pour leur hit R'n'B "Mockinbird" enregistré en 1963 pour le label Sue recordings, leur plus grand succès de l'époque, qui s'est hissé #2 dans les charts R'n'B et #10 dans les charts Pop et disons le, ce morceau peut-être considéré parmi les grands standards de la musique américaine des années 60', un morceau qui a dû faire fureur dans les jukebox d'antant. Mais à l'inverse de bien d'autres artistes ils obtiendront encore quelques hits tel que "Ask Me", "Hurt By Love" et "1-2-3-4-5-6-7 (Count The Days)". Voilà ce que l'on peut dire pour présenter et résumer ce duo qui enregistra essentielement pour Sue Recordings et Symbol dont ils étaient une des figures de proue de ce tout grand label, puis ils poursuivront leur carrière chez Musicor et sa division Dynamo dirigée par l'éminent Luther Dixon.


Ce duo était renommé pour ses performances scéniques et c'est lors de tournées internationales en Europe qu'ils se produiront dans divers club du nord de l'Angleterre et ou ils se populariseront dès le milieu des années 60' parmi la scène Mods pour devenir des icônes R'n'B, plus particulièrement au club appelé le Twisted Wheel avec l'émergence de la scène Northern Soul avec des titres tel que "La De Da I Love You" qui apparaissent dès les premières playlists de ce Club de Manchester, puis viendront s'ajouter d'autres titres oubliés par les hits parades US comme le légendaire anthem "Tightrope", c'est le genre de morceaux caractéristique et représentatif du style apprécié alors, que l'on découvre souvent au début en s'intéressant à cette culture, ou plutôt dirais-je cette sous culture. Il est sortit sur le label dynamo en 1968 et sur Pye International pour le pressage UK. Une production signée par l'incontournable producteur et parolier New-Yorkais Luther Dixon (Wand, Scepter, Dynamo...) avec qui Inez Foxx se mariera plus tard et ensemble ils relanceront la carrière du groupe mythique des ballades Doo-Woop 50's des Platters sur Musicor.


Après cette période prolifique, le duo se séparera, Charlie Fox se lancera dans la production d'artistes et Inez Foxx poursuivra sa carrière solo avec de bien belles réussites encore. Elle continuera jusque dans le début des 70's mais cette fois-ci du coter de Memphis ou elle enregistrera un album appeler "Inez At Memphis" pour le label Volt, la division du célèbre Stax.


Parmi les morceaux que j'affectionne particulièrement du duo, on peut citer le classique "No Stranger To Love", toujours chez Musicor et sur Stateside Uk, un titre plutôt atmosphérique et mid tempo d'une très belle intensité et doté d'une excellente performance vocale de Inez Foxx, ce single fût très apprécié à l'époque du Wigan Casino, le club mythique des 70's.

Mais la surprise provient surtout d'un autre single, connu? Découvert depuis peu, sortit sur le label Symbol et produit par Juggy Production: "I See You My Love", encore un mid tempo que l'on peut aisément qualifier de Beat Ballad, (un genre à part entière dont certains titre sont devenu de grand Ender légendaire des All Nighters sur la scène Northern Soul) que je trouve d'une réussite sans précédent et d'une beauté incroyable, ce titre vous saisit et vous emporte instantanément dès les premières mesures de par son orchestration subtile et raffinée avec ses cordes et son atmosphère envoûtante, voire angélique avec ses choeurs féminins pour le final. Le chant d'Inez Foxx sur cette chanson est tout en retenu, sur un ton dramatique et d'une perfection absolu. Il s'agit bien là d'un petit bijou face auquel nous nous trouvons et qui n'a absolument aucune valeur, mise à part sa qualité; Que demandez de plus.

Par Early Sounds


lundi 14 février 2011

Northern Soul: Mamie P. Galore "You Got The Power"






Mamie P. Galore de son vrai nom Mamie Davis In Erwin est une chanteuse originaire du Delta, au Mississippi, haut lieu Oh combien prolifiques en matière de Blues et de Rhythm'n Blues dont ils seraient difficile de faire le tour et l'éloge en quelques lignes. Elle commença sa carrière comme beaucoup de ses contemporaines afro américaine dans les églises et à l'école et ce sera dès 1958 quelle débutera au sein de la formation emmenée par Herman Scott & The Swinging Kings, puis elle tournera aussi pour la revue de Ike & Tina Turner. Mais ce sera surtout la rencontre avec Little Milton, le chanteur et producteur de Chicago qui sera décisive entre 1962 et 65' ou elle tournera beaucoup avec lui également et l'emmènera vers cette ville en pleine essor musicale ou elle réalisera ses singles les plus incontournables devenus des classiques de cette Soul si caractéristique de Chicago.

Son premier single fût signé pour l'excellent label St Lawrence au catalogue exceptionnel à qui l'on doit des artistes non moins prestigieux tel que The Vontastics ou Johnny Sayle, Chuck Bernard ou encore Butch Baker, avec le producteur et arrangeur Monk Higgins, figure incontournable du son de cette ville. Ce single appelé "Special Agent 34-24-38" ou vous l'aurez sûrement deviné, est un morceau basé sur le thème de l'agent secret, thématique très populaire durant cette 60's era inspirée du cinéma par le célèbre James Bond et du contexte historique que vivait les Etat-Unis à cette époque. Entre autre ce morceau est musicalement construit sur la ligne de basse du "Peter Gunn". Mais le succès viendra essentiellement avec "It Ain't Necessary" sortit en 1966, toujours pour ce même label. Un morceau un peu Motownesque dans son style et ses choeurs, quoi que plus Funky peut-être dû aux racines sudistes de Mamie Galore. Ce titre est devenu un classique intemporel Northern Soul et le morceau culte de la chanteuse, dont on ne lassera jamais. On peut citer aussi "Too Many Memories" pour le même label qui s'inscrit aussi dans la même veine.


D'ailleurs on trouve des traces de ses apparitions télévisées pour ces deux chansons citées, qui nous permettent de se rendre compte combien cette chanteuse était une grande performeuse tout en étant pas la plus glamour de l'histoire de la Soul music... Elle poursuivra sa carrière en enregistrant pour le label Imperial à Los Angeles, puis avec des duos aux coter de Dee Irwin jusqu'en 1969 et elle continuera à tourner jusqu'en 1972 avant de retourner au Mississippi. Voilà pour résumer la courte carrière discographique de cette chanteuse hors pair qui brilla le temps de quelques hits éphémères et qui s'est éteinte en 2001.

Pour le coter collectionneur et Anorak on peut citer "No Right To Cry" sorti sur le petit label Sack en 1967 qui est son morceau le plus rare de sa discographie ou les collectionneurs de Northern Soul peuvent aller jusqu'à 1000 dollars pour ce single.

Mais l'objet de cette chronique est surtout la découverte récente d'un petit single sortit sur le label Thomas toujours à Chicago, apparemment une division du groupe Chess, ou la figure de proue n'est autre que l'excellent chanteur Cash McCall. Il s'agit de "You Got The Power", un morceau que l'on peut aisément qualifier de Rhythm'n'Soul tout simplement somptueux; notamment dû à l'orchestration puissante de Monk Higgins & Burgess Gardner, et oui encore lui, mais c'est surtout le chant qui est à la perfection, avec beaucoup d'intensité d'émotion et de force dans la voix de Mamie Galore qui est pour moi son meilleur, une bien belle découverte et dont je ne suis pas près de me lasser! D'autant plus qu'il n'est pas son titre le plus connu, sans être obscure non plus et qu'il est facile à se procurer une copie pour pas grand choses. A découvrir si vous ne le connaissez pas et à réécouter à nouveau si vous le connaissiez déjà.

Par Early Sounds









jeudi 6 janvier 2011

World funk : The Païkan & the Sadhus - Dancefloor Fight

A la première écoute de cet EP édité chez Jazzman Records, on se dit que le label anglais nous a dégoté une fois de plus un groupe indien ou pakistanais oublié des années 70. Il n'en est rien, puisque derrière ce projet contemporain (date de sortie original 2009), il y a Païkan, DJ, producteur et poly-instrumentiste (joueur de Sitar notamment) français entouré de musiciens du cru toulousain avec notamment Aldo Guinart au saxophone, Djemz O à la guitare et Prince Mamba aux déclamations.

Païkan et ses acolytes nous propose un savant mélange de funk, de psychédélisme d'afro de musique indienne.

Cet Ep commence avec le titre "Dancefloor Fight", un hymne très clairement destiné à la danse et qui est calibré pour les Battles de breakdance. Ce morceau comporte une ligne de basse lourde, et une batterie qui impose un groove imparable. Pour asseoir cette solide base musicale et rythmique le sitar, puis le clavier et en fin le saxophone enchaine tour à tour des solis. Pour couronner le tout, on assiste même à la fin dans une tradition jazz à des 4/4 entre le saxophones et le sitar (un question réponse entre les deux instruments, l'un joue 4 mesures de solo puis passe le relai à l'autre).
Un morceau entêtant, envoutant et surtout très efficace.

Le deuxième morceau de ce maxi, "Afro on the rocks" est très influencé Afro comme son titre le laisse présager. Plus de Sitar mais un groove imparable, et un son qui peut nous faire penser aux groupes Nigérians de rock Psychédélique des années 70 ( voir les compilations du labels Soundway sur la question qui présentent un panorama exhaustif de cette période). Comme sur le premier morceau un belle place est laissé aux solos, d'Aldo Guinart (saxophone) dans un premier temps et de Djemz O (guitare) par la suite.

Le dernier morceau "Detective Pandit Rey", on redescends en intensité, le morceau est plus planant et vaporeux, un atterrissage en douceur avec le retour du sitar.

Cet EP à la fois intense (un son lourd et puissant avec une base rythmique solide) et très original, nous propose un voyage entre l'Afrique, l'Asie, le rock, le funk, la musique indienne. Il n'est pas étonnant que ce projet très intéressant ai tapé dans l'oreille du label Jazzman Records. Dans l'attente d'un album, qui est à priori en préparation, un 45 tours est sorti en 2010 sur le label Mocambo.

Par Deejay Ango

Malheuresement pas de vidéos, cliquez sur les liens pour écouter les morceaux (il y a une inversion sur Deezer entre Afro on the Rocks et Detective Pandit Rey).

Dancefloor Fight
Afro on the Rocks
Detective Pandit Rey

lundi 3 janvier 2011

Vintage Electro: Venus Gang (Jean Pierre Massiera) "Galactic Soul"

Derrière le projet Venus Gang, se cache en fait le compositeur français, jean Pierre Massiera. Né a Nice le 10 juillet 1941, ce grand voyageur quitte la France dès l'age de 7 ans, pour l'Argentine. Il revient au pays à l'age de 14 ans! Ce guitariste de formation commence sa carrière de musicien à 20 ans.

Il accompagne Claude François, mais joue aussi dans son propre groupe: "Les Milords", rebaptisé quelques année plus tard "Les Monégasques". Avec cette formation il tourne au coté de Michel Torr, Jean Ferrat....Par la suite il crée son propre studio d'enregistrement, dans sa ville natale de Nice, ainsi qu'un label: S.E.M.

Il quitte à nouveau la France à la fin des années 60, pour le Canada, où il va rencontrer Tony Roman. Cette rencontre essentielle lui permettra de produire ces plus belles compositions. Véritable "expérimenteur", son studio est un laboratoire de recherche sonore, où il mélange différents styles de musiques.

C'est en 1978 que parait "Galactic Soul". En 2009 le label Canadien "Mucho Gusto" décide de rééditer ce véritable O.M.N.I (objet musical non identifié), le design du disque en dit long sur l'esprit imaginatif du personnage. On voyage à travers le Vintage et le Psychédélisme.

Dès le premier titre, "Cosmic Daddy", le ton est donné! Ça sonne clairement Vintage et Disco. Quel délice pour les oreilles d'entendre ces vieux synthétiseur, nous délivrer des pures sons analogiques, sans artifices numériques. Ce premier morceau nous invite à la danse! Le vaisseau spatial "Venus Gang" nous emmène à travers une belle galaxie musicale.

"Space inferno" est clairement orienté Funk! La rythmique est taillé pour le "dancefloor", la basse est très entrainante et le tout, parachevé par une voie filtré à travers un "vocoder"! Jean Pierre Massiera dans la peau d'un Herbie Hancock, poussé dans ses retranchement analogique.

La troisième piste, "Take me back to my planet", commence comme une douce balade spatiale. Un slow pour cosmonaute en manque d'affection! C'est très doux et légèrement rythmé, ce titre et habillement construit, il y a même un solo de guitare très héroïque, c'est vraiment magnifique.

"Telstar" nous ramène doucement au cœur du "dancefloor", sa sonne un peut "kitch"! mais sa reste agréable à écouter, voir à danser!

"Love to fly"!!! Ce titre est terriblement Funky, voir Garage! c'est vraiment une belle surprise. Un morceau fait pour les plus grand club de la planète(Terre). La guitare est Funk, la batterie tient la dynamique du morceau, et la basse? Un appel pour la piste de danse! Jean Pierre Massiera tape très fort ici.

"Dies Irae" nous propose encore une foie une ballade, mais plus Disco. Le morceau est emmené par un bel équilibre entre sonorités acoustiques et analogiques! Le son produit par le synthétiseur basse, est très proche des sonorités "Acide" chères aux années 90, une voix "vocodée" apporte encore une fois une touche légèrement "kitsch".

"Evil Times" vient conclure le disque. Ce morceau commence par une douce nappe de synthétiseur, peut être un atterrissage sur une planète, aux confins du système solaire? Par la suite le morceau part dans un sacré délire! Serait-il improvisé? Le final se termine en coupure net.

Ce "Galactic Soul" est essai surprenant! On voyage à travers l'univers sonore de Jean Pierre Massiera. A la fois Funky, Expérimentale, et c'est vrai un peut kitsch parfois! Mais bon, le résultat est très intéressant. Soulignons le travail de "Mucho Gusto" d'avoir réédité cette belle curiosité sonore.

Par Mr Carlitos

http://www.muchogustorecords.com/





dimanche 2 janvier 2011

Experimental Groove: Moody aka Moodymann "Old Dirty Vinyle"

Kenny Dixon jr alias Moodymann, se pose comme l'un dernier représentant du Black Power, toujours resté fidèle à ses convictions idéologiques et musicales. A savoir une House Music où l'électronique rencontre des échos de Jazz, de Soul et de Gospel, sur fond d'un héritage transmis par sont grand père qui était pianiste de Jazz.

Originaire de Détroit, comme ses deux label: KDJ et Mahogani, il fait partie de ces producteurs capables de faire revivre les plus belles années du son de la Motor City (Motown, Tribes....). La musique de Moodyman se définit comme une plainte sensuelle voir sexuelle, le son est sale, voir brutal mais tellement enivrant.

Sortit en 2010, "Old Dirty Vinyle" est la dernière production de Moodymann, c'est un mini-album qui regroupe cinq titres. Dès la première piste, "Old Dirty Vinyle", on retrouve le style et la marque de fabrique du monsieur. C'est "Dirty", ce titre a été enregistré dans une chambre d'hôtel de Vienne en Autriche. Dès le début le son est sale, des crépitements viennent nous chatouiller l'oreille, comme si le vinyle était rayer! le Groove est bien-sur très présent, Moodymann joue avec tous les éléments qui construisent ce titre, il alterne les phrases de claviers, de synthétiseurs et de basses et balance un délicieux sample d'une voix Soul très profonde.

Pour le deuxième titre, "We Don't Care!" Un jazz acoustique et très minimal nous est offert; contrebasse, piano, batterie, saxophone se mélange à merveille avec la voix suave de Moodymann, qui nous offre ici une belle partie de Slam.

"No Feed Back" est aussi un morceau vocal, le tempo est plus élevé, c'est une sorte d' Abstract Groove, avec toujours ces quelques notes de piano qui nous rappellent que la base sonore du disque reste le Jazz.

La face B. du disque commence avec le titre "It's 2 Lake 4 U And Me", avec son introduction qui nous plonge dans un revival Acide House, avant de partir dans une ambiance beaucoup plus Deep, mais toujours emmené par un rythme toujours aussi efficace. "Amp Fiddler" pose en featuring quelque notes de fender rhodes et de basse, une douce voix féminine glisse en douceur sur la mélodie. A travers l'ensemble du morceau, on a un savant mélange d'acoustique et d'électronique, le tout emmené par un beat très Funky.

"The Hacker" vient conclure le disque de façon surprenante! on est dans de l'electronica! Un morceau digne du label anglais, Warp! Ici l'ambiance est vraiment étrange.

"Old Dirty Vinyle" est un disque vraiment éclectique! on navigue entre Jazz, Acide House, Electronica et Deep House, mais de façon toujours très homogène, grâce au savoir-faire de Moodymann. Comme toute les productions du monsieur, cet objet est très limité en copie, donc a acheter très rapidement.

Par Mr Carlitos.


http://www.myspace.com/moodymann313



Northern Soul: The C.O.D.'s "Pretty Baby"/"I'm A Good Guy"




Voici encore une petite chronique sur un très bon single double face facile à se procurer. Il s'agit du groupe de Chicago appelé The C.O.D.'s composé de Larry Brownlee, lead vocal et auteur compositeur, Robert Lewis et Carl Washington. Ce trio qui eût son petit succès en 1965 et ce sera d'ailleurs le seul, 41eme au Bilboard, pour ce premier single appelé "Michael (The Lover)", un titre plutôt festif dans un style finger clapping qui sera plus tard repris par les Mad Lads et même par les Jackson Five, mais qui ne sera pas réalisé. Personnellement je préfère la face B. de ce disque, appelée "Cry No More", une très belle ballade dotée d'une très belle orchestration très urbaine. Ce single est sorti sur le petit label Kellmac de Chicago, dont sa distribution était réalisée par un autre grand label de la même ville appelé One-Derful.

Ce groupe a sortit cinq singles sur ce même label dont ce magnifique "Pretty Baby" un mid tempo plutôt atmosphérique, envoûtant et très Soulful; J'apprécie particulièrement les harmonies vocales de ce groupe, avec un très beau solo de saxophone au milieu du morceau. Une production signée Paul Bascomb & Orchestre. Quand à son autre face, "I'm A Good Guy" qui, dans un registre beaucoup plus dancer est fort sympathique pour sa bonne humeur et son côté 60's. Un morceau très entraînant, voir amusant.

Leurs autres disques s'inscrivent toujours dans cette même veine comme le très rare "Come Back Girl" ou "I'm Looking Out For Me"/"I'll Come Running Back To You", mais en vain, le groupe se séparera faute de succès dont ils ne renoueront jamais, puis le label coulera aussi. On retrouve Larry Brownlee dans les 70's au sein d'autres formations appelée The Lost Generation sur le label Brunswick de 1970' à 74'. Puis il chantera dans le groupe du nom de Mystique, sur le label culte de Chicago fondé par Curtis Mayfield: Curtom jusqu'en 1978 où sa carrière s'arrêtera brutalement suite à un assassinat.

Par Early Sounds







vendredi 31 décembre 2010

Northern Soul: The Remarkables "Easily Mislead"




Parmi les disques qui n'avaient absolument aucune valeur, genre cinq dollars il y a quelques temps et dont le prix a augmenté, sans être excessif non plus, depuis peu chez les grand vendeurs spécialisés NS Outre-Manche, on trouve ce magnifique single double faces crédité et chanté par Frank Wilson. Celui-ci est sorti sur le label Audio Arts! à Los Angeles, villes hautement productive par la diversité de ses labels et de ses grandes compagnies dont cette ville regorgeait, sans oublier ses producteurs de génie, dans cet univers de la Northern Soul. Audio Arts! figure parmi ceux ci et c'est un petit label distribué par le groupe Bell, Amy, Mala records à New-York.


En l'occurrence, ce groupe est appelé The Remarkables feat: Frank Wilson et Vance Wilson. Pour Franck Wilson, je ne suis pas certain qu'il s'agisse du même chanteur et producteur légendaire de chez Motown, Mr "Do I Love You", car il est difficile de trouver des info précises et détaillées. Peut-être s'agit-il de ses débuts? En tout cas Vance Wilson a lui même sorti d'autres singles pour le label Revue, en Californie, sous le pseudonyme de Frankie Vance comme "Do You Hear Me Baby" en 1969. Par ailleurs on retrouve des morceaux écrit pour Barbara Randolph comme "It's Not Necessarry" et "Why Did You Runnaway", ou encore de Marvin Gaye & Tammi Terrell "Oh How I Miss You" chez Motown crédité à ce duo d'auteurs producteurs et compositeurs.



Pour en revenir à ce single chroniqué, il s'agit bien là d'une petite merveille, qui n'eût sûrement aucun succès à sa sortie en 1965, comme cette face B "Easily Mislead", un morceau mid tempo dancer avec de très bon choeurs féminin et une orchestration exceptionnelle, un titre très Northern Soul subtile et raffiné, plutôt aéré. J'aime particulièrement le passage avec la reprise au piano, où viennent s'ajouter les cuivres, jusqu'au retour des choeurs pour créer un final parfait.


Quand à son autre face qui est tout aussi excellente "Is The Feeling Still There", un titre plutôt solide de Northern Soul, plus traditionnel et très caractéristique du label comme d'autres productions telles que celles des Incredibles ou de Cassietta George. Ce morceau avait déja été compilé sur Golmine dans "The Northern Soul Of L.A." A noter que ce groupe a également sorti un autre single pour ce même label appelé "I Can't Give Up On Losing You", qui est tout aussi intéressant et dans un registre plus dansant. Un label à découvrir!


Par Early Sounds






lundi 27 décembre 2010

Northern Soul: Yvonne Baker "Mend The Torn Pieces"



Lorsque l'on est amateur de sonorités anciennes comme la Soul et plus particulièrement la Northern Soul, féru de disques originaux en format 45 rpm, parfois le prix de certains singles, peu freiner ou alors il oblige à chercher d'autres titres plus abordables voir moins connus des grandes playlists, ou dans un autre cas il faut se procurer le morceau en question sur une compilation ou une réédition single, si elle existe.

Tout ceci pour vous parler d'un single très intéressant, découvert récemment, de Yvonne Baker, la chanteuse du groupe Doo Woop The Sensations, dont cette formation ou plutôt ce quartet, changea au cours des époques. Ce groupe originaire de Philadelphie, en Pennsylvanie, ont enregistré pour des labels tel que Atco en 1954 avec un succès relatif entre 1955' et 56' avant de se séparer. Ce sera seulement dès 1961' que leur manager leur proposeront de se reformer car l'époque était propice à ce type de groupe. Mais en signant cette fois ci pour le label Argo, une division du groupe Chess à Chicago, ou ils obtiendront le plus de hits de leur carrière au début des années 60' avec "Music, Music, Music", "Let Me In" et "That's My Desire". Puis ce sera pour les labels Cameo Parkway et Junior qu'ils poursuivront leur chemin, sur d'autres labels comme Tollie, Jamie ou encore Modern à Los Angeles avec l'excellent "My Baby Needs Me".

Parler de Yvonne Baker, cette chanteuse culte sur la scène Northern Soul, sans évoquer son titre "You Didn't Say A Word", serait un oubli impardonnable! Tant ce morceau est incontournable. On le trouve sur le label Cameo Parkway. Aussi magnifique que inaccessible, surtout de nos jours, dans son pressage d'origine, mais il est très facile de se procurer une réédition pour ce morceau légendaire et inoubliable, popularisé dans les 70's à l'époque du club appelé le Wigan Casino dans le nord de l'Angleterre. Pour l'anecdote, ce morceau fait partie d'une scène et de la B.O. du film "Soul Boy" sortit récemment dans les salles Outre-Manche qui retrace la période ou cette jeunesse Anglaise venant de la classe moyenne, s'intéressait alors à cette musique Afro Américaine restée jusqu'alors inconnu.

Quand à ses autres chansons, peut-être moins spectaculaires, comme cet excellent single double faces: "Mend The Torn Pieces" et "I Can't Change" sortit sur le label Junior de Philadelphie, Deux morceaux absolument remarquables, qui ont été écrit, produit et arrangé? (Car le crédit de production sur le label est atribué à Kae Williams). Par les incontournables Mike Terry et Jack Ashford (The Funk Brothers), la légendaire Detroit Team: Pied Piper production, dont nous avions déjà parler précédemment, dirigée par la productrice et chanteuse Lorraine Chandler, qui a également chanté "I Can't Change" sur le label RCA, qui est aussi une énorme pièce de Northern Soul. Quand à la version par Yvonne Baker, qui est très intéressante aussi, mais peut être moins dynamique au première abord, possède une bonne ligne de basse très en avant, de très bon chœur qui soutiennent le tout et un sax break final de toute beauté, peut-être joué par Mike Terry lui même; En bref une excellente version. Quand à son autre face, dans un registre beaucoup plus mid tempo, "Mend The Torn Pieces" qui à aussi été chanté par Lorraine Chandler, hasard ou coïncidence? mais qui par contre n'est pas sorti de son temps en single et a été découvert seulement en 1997 sur une compilation Kent appelée "Rare Collectable And Soulful Vol. 1" CDKENT 141. Ce délicieux morceau tout en finesse et légèreté, vous transporte par son chant féminin qui est à la perfection, l'orchestration est plutôt atmosphérique et envoûtante, une très belle réussite, ou l'on croit reconnaitre aisément la patte de ses arrangeurs.

Pour en revenir aux côté collectionneur et pour conclure cette chronique, ce single a été pressé deux fois durant les années 60', une première fois crédité à The Sensations with Yvonne Baker en 1966' sur le label Junior, numéro de catalogue 1010 et ce single à son petit prix... Et le deuxième pressage date de 1967' toujours sur le même label, mais le crédit est attribué à Yvonne Baker & The Sensations, dont le numéro de catalogue du label est 1071, dont cet éditions n'a aucune valeur pour notre plus grand plaisir. A vous de choisir si vous écoutez ou si vous collectionnez un numéro. Une démarche qui peut se comprendre aussi.

Par Early Sounds





jeudi 9 décembre 2010

Northern Soul: The Precisions "The Complete Sidra/Drew Recordings 1966-68"

Il existe une profusion de groupes remarquables qui émergèrent et que l'Amérique a pu produire durant cette 60's era, dont on imagine jamais assez la quantité. Plus précisément dans la ville de Detroit dans le Michigan, appelée Motor City, pour son industrie automobile, ville prolifique pour ses clubs R'n'B et de Jazz depuis les 50's, où les formations et chanteurs apparaissaient un jour, le temps d'un single, aussi éphémère soit-il et disparaissaient tout aussi vite le lendemain. Le groupe appelé The Precisions, qui n'aura pas bénéficié de la même mise en lumière que ceux produit par Berry Gordy comme The Temptations ou encore The Four Tops, chez Motown, ont réalisé un parcours remarquable, mais sans succès populaire ou de grand hits majeur, qui leur auraient permis de poursuivre une longue carrière à l'image de leurs contemporains. Toute leur discographie est remarquable, intéressante et de qualité. De par leurs producteurs et arrangeurs, leurs musiciens qui ne sont pas crédités, mais où il ne fait aucun doute qu'il s'agit de la formation la plus underground et productive de cette époque, restée dans l'ombre du géant à Hitsville, appelée The Funk Brothers.

Ce groupe, celui de Detroit, (car beaucoup d'autres se sont appelés du même nom à la même époque, on en retrouve à New-York, Philadelphie & Boston, mais ils n'ont absolument rien à voir avec cette formation constituée de Arthur Ashford, Michael Morgan, Billy Prince & Dennis Gilmore), a débuté sa carrière sur le label D-Town, un des nombreux label du producteur énigmatique mais non moins charismatique appelé Mike Hanks dont on peut citer les prestigieux labels Mah, Wheelsville, Premium Stuff & Wee-3 aussi, ou l'on aimerait, si cela était possible, obtenir tout les numéros de ses catalogues de labels, un parcours absolument sans fautes pour ce producteur de génie. Ils réaliseront deux singles uniquement, intitulé: "Mexican Love Song" et le très rare mais non moins sublime "I Wanna Tell My Baby" listé à 1500 Livre Sterling, car très peu de copies existent malheureusement.

Ensuite, entre 1966 et 68, ce sera pour le producteur George McGregor qu'ils enregistreront sur le label Drew, une division de Sidra records, cinq singles absolument fantastiques et incontournable . Car ces morceaux ont bénéficié d'arrangements exceptionnels du légendaire Dale Waren et du jeune Mike Terry où l'ont retrouve toute la magie et le groove du son si caractéristique de Detroit. Ce premier single "Such Misery", qui est devenu culte sur la scène Northern Soul, de par son instrumentation avec sa ligne de basse et ses petites notes de guitare, est remarquable pour sa construction progressive et envoûtante, relativement lente et qui vous emporte avec ses envolées lyriques. Ils existent une autre version unissued par Timmy Willis, un autre chanteur du label Sidra (Mr Soul Satisfaction). On peut citer aussi un autre disque plus mystérieux encore basé sur le même instrumental, appelé Stemmons Express "Woman Love Thief" sorti sur le petit label Karma, puis en édition nationale sur Wand.


Leur second single "What I Want" est un mid tempo d'une réussite sans précédent, pour son introduction aux violons et son atmosphère pesante, tout en retenu, par la suite le morceau prend forme et vous transporte comme par magie dont ce groupe avait le secret. un chef d'œuvre absolu! Mais il existe deux faces B pour ce single, l'une fait partie des grandes rareté de cet univers de la Northern Soul, comme ce "Sugar Ain't Sweet" avec le prix qui va avec... Quand à l'autre face B, la plus courante, il s'agit de l'impressionnant "Why Girl" que j'apprécie tout particulièrement pour son énergie et son petit riff de guitare en introduction. C'est sûrement mon single préféré de ce groupe, deux faces superbes et très différentes. D'autant plus qu'il est très facile de se procurer un exemplaire en pressage original pour très peu cher, que demandez de plus?

Le troisième single, leur plus connu parmi les aficionados des All Nighters, "If This Is Love (I'd Rather Be Lonely)" restera leur morceau d'anthologie, très populaire au club légendaire The Wigan Casino. Ce morceau a été produit et écrit par Martin Coleman, Charles Bassoline & Michael Valvano (In-The Pocket production). On retrouve toute la magie des productions de Detroit, une orchestration subtile et raffinée avec des percussions et de bien belles harmonies vocales dont ce groupe maîtrise à la perfection. En invité, Lou Ragland joue de la tambourine. Un grand classique dont on ne se lassera jamais, un des chef d'œuvre de Mike Terry comme arrangeur. A noter qu'il existe une version plus tardive de Eddie Spencer qui est tout aussi intéressante.


Leur Quatrième single "Instant Heartbreak (Just add Tears)"/"Dream Girl" est toujours aussi intéressant et sophistiqué, doté d'arrangements et d'une structure très marquée du style de Detroit, deux faces solides de Soul, quoi que peut-être moins percutante à la première écoute que leurs singles précédent.

Quand au cinquième et dernier disque du groupe, pour le label Drew, qui en enregistrera encore deux autres pour Atco, la division de Atlantic, avant de splitté, est un petit bijou appelé "A Place", un titre absolument délicieux et incontournable. Le chant et les chœurs sont sûrement à leur apogée, dans ce morceau dont on aimerait qu'ils ne s'arrêtent jamais. Un bien joli parcours pour ce groupe connu des amateurs de Northern Soul et malheureusement inconnu du grand public. Un disque qui n'a bien sur absolument aucune valeur.

Le label de réédition Joe Boy spécialisé dans les morceaux unissued, leur rend hommage en 2009, avec une bien jolie compilation en format Cd' regroupant tout ces titres avec des inédits en bonus et les raretés, ils ont également sorti en vinyles, deux EP' reproduisant le label Drew à l'identique incluant le fameux "Sugar Ain't Sweet", la première version avec le chanteur original en lead vocal Paul Merrit sur "Such Misery"et surtout deux morceau inédits "I Do Don't You" et "Baby You're Mine" chanté par Lou Ragland, de quoi largement intéresser et ravir les collectionneurs. Ces EP' existent aussi en Picture Sleeve. Du très beau travail! Mais attention pressage limité.

Par Early Sounds


PS: Je n'ai pas mis en écoute "If This Is Love" et "Such Misery", mais vous trouverez très facilement des écoutes sur youtube pour ces morceaux fondamentaux et incontournables