mardi 10 août 2010

Jamaica Soul: Jackie Opel "Eternal Love"



Lorsque l'on parle de joyaux, les Jamaïcains n'ont absolument rien à envier à l'immense voisin américain qui les influença tellement en cette fin des année 50's de part ses ondes radio captée jusqu'à Memphis. Même si ce n'est pas la seule influence que cette île a subit pour développer leur son unique qui deviendra par la suite cette musique que nous croyons connaître et que nous appelons communément Reggae, pour faire très simple. Jackie Opel fait partie de ces pionniers et de cette jeune Jamaïque de l'ère du Shuffle (le R'n'B Jamaïcain) ainsi que le Ska. Il aura été un des chanteurs les plus Soulful de cet époque en collaborant notamment avec Justin Yap pour le label Top Deck et sa division Tuneico un des tout grand label de Ska fortement apprécié par les artistes de cette période ou sa discographie est exceptionnelle du début à la fin, avec des morceaux inoubliables comme "Valley Of Green". Si l'on devait faire une comparaison un peu simple, on pourrais dire que ce label de Ska serait l'équivalent de ce qu'est Blue Note au Jazz en Amérique, car les musiciens était bien traité et libre de toute création. Mais c'est également des collaborations pour le jeune Clément Coxsone Dodd et son célèbre Studio One ou il obtiendra de nombreux hit tel que "Old Rockin' Chair", "The Wow" avec Doreen Shaffer et quelques titres sont parut simultanément sur le label et studio W.I.R.L.
Jackie Opel est malheureusement mort prématurément dans un accident de route en 1970 et ne connaîtra pas les évolutions de cette musique et restera à jamais cette voix légendaire des 60's en Jamaïque.
L'objet de cette chronique, c'est surtout pour vous parler d'un single, encore trouvable parmi sa discographie ou tout est rare et onéreux en pressage original et pas forcément en très bonne état malheureusement, même si de très bonne rééditions sont sortit ces dernières années. Il s'agit d"Eternal love" que l'on retrouve en face B de "Cry me A River" qui n'a d'ailleurs rien à voir avec la chanson de Sam Cook mis à part son titre; sortit sur le label Studio One en 1965. Un morceau absolument sublime, digne des plus belles ballades Deep Soul de Otis Redding & Co... question de point de vue. Et ce n'est d'ailleurs pas le seul titre dans cette veine Soul qu'il enregistra, comme "Fly Me To The Moon" qui surpasse largement toute les autres versions ultra connue.

Par early Sounds


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